sociologie

1. L'analyse du dealer

la vente de cocaïne


La vente de cocaïne est strictement interdite par la loi française cependant le nombre de revendeurs de cocaïne prolifère. En effet les dealers sont principalement des consommateurs n'ayant plus les moyens d'assurer leur consommation et commencent ainsi à revendre de la cocaïne. La revente permet de gagner une somme importante d'argent. Par exemple aux Etats Unis certains dealers gagnent approximativement le double du smic. Cet argent est souvent un moyen rapide pour le revendeur de se procurer sa propre dose qui sera de meilleure qualité grâce à sa plus grande accessibilité à la cocaïne. Les revendeurs sont donc exposés à une grande disponibilité du produit et cela leurs fera généralement augmenter leur consommation. Les dealeurs se font davantage de profit en mélangeant la cocaïne avec de nombreuses substances toxiques tel que de la lessive, de la farine, du lactose et même de la mort aux rats. La cocaïne n'est donc jamais achetée à l'état pur. Plus le revendeur est dépendant, plus il y a de risques qu'il coupe la cocaïne afin de se faire un bénéfice plus important. On observe divers modes de vente.

Tout d'abord la <<vente de rue >> est l'une des plus pratiquée et elle concerne les petits revendeurs. Cette vente est risquée, en effet les dealers ont 15 à 20 % de chances par an d'être arrêté. Les dealers se créent un réseau de clients cependant ils prennent de nombreuses précautions tel que l'identité de l’acheteur. De nombreuses rivalités existent entre les revendeurs et engendrent des violences.

Par ailleurs la <<vente en appartement>> est plus sûre pour les dealers car le risque d'arrestation est beaucoup moins élevé. De plus cette vente entraîne des profits plus conséquents car ils disposent de toute la marchandise sur place et généralement en grosse quantité.

De manière générale les revendeurs sont souvent de jeunes adultes de 25 ans. Ce milieu est très masculin bien que les femmes sont de plus en plus présentes dans la revente. Le trafic de cocaïne est donc en expansion et malgré les mesures mises en place pour le stopper la douane française estime prendre seulement 10% de tous les stupéfiants.


2. L’analyse du consommateur

 

 

 


La cocaïne est un produit auquel une personne peut devenir très rapidement dépendante. En France on estime approximativement 2458 usagers de cocaïne avec pour âge moyen 29 ans. Les jeunes ne sont pas majoritairement des consommateurs de cocaïne pour des raisons d'ordre financier. Les cocaïnomanes ont tous commencés par une consommation de tabac puis de canabis et ensuite de cocaïne. Un consommateur associe généralement d'autres drogues licites et illicites en dehors de sa consommation. La cocaïne a pour caractéristique de lever les inhibitions et une personne sous l'influence du produit peut ainsi commettre des actes de violence, des agressions sexuelles et des dépenses compulsives. Cependant les cocaïnomanes ne constituent pas une catégorie semblable. Nous observons divers types de consommateurs qui se définissent selon leurs milieux sociaux économique, leurs modes de consommation, leurs âges et leurs degrés de dépendance.
Tout d'abord la consommation de cocaïne s'effectue dans des milieux aisés comme le show business .Par exemple de nombreux artistes, journaliste et hommes d'affaires en font partis .Ce sont des cocaïnomanes, socialement bien acceptés, qui vivent dans un milieu favorisé. C'est pourquoi ils souhaitent conservés l'apparence d'un contrôle sur leur vie. Ces cocaïnomanes sont en terme général plus âgés que la moyenne. Ces consommateurs cherchent, dans la cocaïne, à effacer leurs problèmes mais aussi à diminuer leurs stress.

De plus la cocaïne touche aussi le milieu sportif. Les sportifs qui se dopent commencent par absorber des médicaments. Puis leurs addictions aux médicaments faits qu’ils se tournent parfois vers une autre drogue tel que la cocaïne.

Par ailleurs les milieux festifs sont eux aussi en proie à la consommation de cocaïne, en effet plus de 60% des adeptes de certaines boites de nuit interrogés ont affirmé avoir expérimentés la cocaïne. Cette consommation s'effectue généralement en groupe, dans des fêtes ou dans des bars. Puis une fois que la personne est dépendante elle a tendance à s'isoler pour consommer. Cette consommation de cocaïne s’effectue principalement par injections.

Enfin le domaine de la prostitution et des danseuses nues est propice à la consommation de cocaïne car ces femmes sont plus facilement en contact avec des dealers mais elles cherchent elles aussi a oublié leurs difficultés. Ces femmes sont plutôt des fumeuses de cocaïne.

Cependant la cocaïne concerne plus particulièrement les hommes. En effet 4% des hommes ont expérimenté la cocaïne tandis que 1,5% des femmes ont déjà essayé cette drogue.
La consommation de cocaïne est très difficile à stopper. Lorsqu’un cocaïnomane tente d'arrêter de se droguer il sera extrêmement déprimé. Pour le gros consommateur de cocaïne, lors de son sevrage, il sera en proie à des crises de panique et aussi à des spasmes musculaires. La forte nécessité de se droguer et les symptômes de sevrage conduiront souvent un cocaïnomane à reprendre sa consommation de cocaïne.
En terme générale un cocaïnomane aura tendance à perdre sa vie sociale et à dépenser énormément d'argent pour se procurer sa dose.



3. l'évolution de la consommation et de la vente de cocaïne 

 


Actuellement la cocaïne est malheureusement une drogue en expansion et à la mode. Jusqu'en 1990 la cocaïne était une drogue réservée aux milieux aisés. Cependant avec l'émergence du mouvement techno, en 1990, celle-ci apparait dans le milieu festif. Mais à cette date c'est seulement le début de sa prolifération. En effet en France en 1993 1,2% des 18-64 ans avaient déjà consommé de la cocaïne tandis qu’en 2005 2,6% des 18-64 ans l'avaient expérimenté. Soit en l'espace de seulement 12 ans l'expérimentation de cocaïne a doublé. Cette drogue est ainsi très présente dans le milieu festif, en France, en 2004, 81% des jeunes participant à des rêves- parties auraient dès lors consommé au moins une fois de la cocaïne. Plus récemment d'autres milieux sociaux-culturelles sont touchés par le fléau de la cocaïne.


Tout d'abord le monde du travail est de plus en plus touché par la cocaïne. Les salariés et les employés ont parfois recour à ce stupéfiant afin de combler une faiblesse mais aussi pour se sentir sûr de soi et diminuer leurs stress. Par exemple un travailleur peut en prendre avant un rendez-vous important ou au début de la journée. L'augmentation de la difficulté du travail a favorisé l'arrivée de la cocaïne dans ce milieu.


De plus l'usage de la cocaïne se repend aussi énormément chez les jeunes jusqu'alors préservés. En 2000 l'expérimentation de cocaïne chez les jeunes de 17 ans était de 0,9% alors qu'elle était de 2,5% en 2005 .Certains jeunes habitants à la campagne déclarent s'ennuyer et se tournent ainsi vers de nouvelles pratiques, qui semblent les divertir, tel que la cocaïne. De surcroît certains jeunes de banlieues sont eux aussi concernés par la consommation de cocaïne.
La forte augmentation des cocaïnomanes est principalement due à la baisse du prix du gramme de cocaïne. En 1990 en France le prix du gramme de cocaïne était a plus de 120 euros tandis qu'en 2008 le gramme était approximativement à 60 euros.


Par ailleurs l'achat de la cocaïne est plus facile qu'autrefois car certains dealers jusqu'alors spécialisés dans le canabis se sont tournés vers la vente de cette drogue. En effet, comme nous le montre le tableau ci dessus, les prises de cocaïne ont énormément augmenté. En 1992 les douanes ont saisi 2000 kg de cocaine tandis qu'elles en ont interceptés 8000 kg en 2008 .
Nous observons ainsi qu'actuellement la cocaïne touche toutes les classes sociales malgrés sa dangerosité et qu'elle est devenue un problème de société.

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